Pour se documenter...
Les guides sur la sexualité et des articles de presse qui évoquent la masturbation : recensement, résumé, citations.
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Osez la masturbation féminine, Jane Hunt, coll. Osez, La musardine, 2008.
Beaucoup de points contestables pour cet ouvrage qui a tout de même le mérite de poser la question de la masturbation féminine dans une collection de poche accessible à toutes les bourses. (Avis détaillé sur le livre)
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La médecine du sexe et les femmes. Anthologie des perversions féminines au XIXè siècle, Sylvie Chaperon, coll. L'attrape-corps, La musardine, 2008.
Première partie consacrée à l'onanisme. (Avis détaillé sur le livre)
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Step up Love story sex guide, Katsuki Aki et Toshiyasu Ishiwatari, Senpai, 2007.
Destinés aux jeunes gens (mais avec une interdiction aux moins de quinze ans, ce qui est peut-être un âge un peu élevé vu le contenu), ce guide présente des leçons concises. La masturbation est évoquée pp. 74-77. Attention au contenu quelque peu contestable comme cette étrange exclamation : "Certaines s'adonnent à cette pratique une fois tous les deux jours !", comme si cela devait être jugé anormal. (Avis détaillé sur ce livre)
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Voyages intérieurs : Regards sur la masturbation féminine, Gaël L,, Ragage, 2007.
Présentation de l'éditeur : Neuf femmes lèvent le voile sur la plus intime des pratiques sexuelles. A l'invitation de Gaël L., elles ont accepté de témoigner de leur expérience de la masturbation. Depuis leur premier souvenir jusqu'à aujourd'hui, elles racontent comment cette pratique prend place dans leur sexualité, comment ce plaisir solitaire les accompagne dans leur vie actuelle. Loin du voyeurisme, l'objectif de Gaël L. capture ces gestes intimes, invite à partager l'émotion de ces voyages intérieurs et la beauté de ces femmes lorsqu'elles s'abandonnent au plaisir.
Une présentation par Alain Héril (psychothérapeute, sexothérapeute) : Le livre de Gaël L. est un livre de poésie, n’en doutons pas. Il est une ode au mystère de la jouissance féminine. Le regard est poséavec une délicatesse, un respect et un amour de la femme et il estempreint d’une fascination qui est tout l’inverse du voyeurisme. Dans ce livre, les femmes parlent de leur rapport à la masturbation età la recherche du plaisir. Gaël laisse leurs mots venir encadrer sesphotos et le dialogue des uns avec les autres, offre comme lapossibilité d’une porte entrouverte sur la compréhension destremblements, des cyclones et des remous intérieurs propres à l’amourde soi. Et comme pour ce que j’appellerais ici : la véritable poésie, on sort de « Voyages intérieurs » troublé et bouleversé à la fois.
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Article de presse :
Men's health de novembre 1999, "Enfin seul" qui donne des chiffres sur la masturbation
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Le nouveau rapport Hite, Shere Hite, J'ai lu, 2004
Plaisir, sexe, excitation, orgasme, pénis, caresses, masturbation, vibromasseur... il n'est question que de "ça" dans ce pavé de près de 600 pages dédié au plaisir féminin. 3 000 femmes qui parlent de sexualité, ça ne laisse personne indifférent. La preuve : 35 millions de livres ont été vendus dans le monde entier depuis sa première parution, en 1976. Et cette nouvelle édition, enrichie, augmentée, entièrement refondue, ne devrait pas démentir son succès. Ouvrage de référence, découpé en 10 parties, le rapport Hite n'y va pas avec le dos de la cuillère : après les préliminaires, durant lesquels l'auteur explique sa méthode de travail, les questionnaires envoyés aux femmes, etc., on attaque immédiatement par la masturbation. Qu'en pensent les femmes ? Comment procèdent-elles ? Quelles sont les positions les plus recherchées ? Autant de femmes, autant de réponses hyperdétaillées sur 50 pages. Ensuite, LA question : orgasme clitoridien ou vaginal ? Revoilà nos femmes qui expriment avec luxe de précisions comment elles perçoivent l'excitation, ce qu'elles apprécient dans les contractions, les orgasmes multiples, la différence entre la jouissance obtenue par la masturbation et par la pénétration, bref : tout y passe. Et puis, enfin, arrivent les rapports avec l'homme : à lire toutes celles qui s'ennuient pendant le coït, il devient urgent d'offrir cet ouvrage unique à tous les mâles qui désirent connaître un peu mieux les désirs de l'autre moitié de la planète ! Conclusion de ces dames : pour jouir avec un amant, mieux vaut se stimuler soi-même. Un chapitre entier est dédié à cet organe exclusivement féminin : le clitoris. Encore une mine d'informations pour les hommes déboussolés par ses caprices... Et aussi ? L'homosexualité (que font deux femmes au lit ? Vraiment des tas de choses...), l'esclavage sexuel, la révolution sexuelle (elle est décidément en marche), les femmes de 40 ans et plus... Si vous êtes une femme, vous êtes forcément concernée par ce livre et si vous êtes un homme peut-être encore plus ! Quelques questions qui nous ont paru passionnantes : "Comme d'habitude ?", "Quel est l'avenir du coït ?", "Votre vulve est-elle jolie ?", "Les femmes désirent-elles toujours faire l'amour ?" et "Les hommes sont-ils des bêtes obsédées par leurs hormones ?". --Anne Dufour --
Présentation de l'éditeur : En 1975, une jeune chercheuse féministe, Shere Hite, publiait ce qui allait devenir l’ouvrage de référence en matière de sexualité féminine – et un immense succès d’édition au niveau mondial. Publié en France dans la collection « Réponses » en 1977, le Rapport Hite s’est vendu à ce jour à plus de 300 000 exemplaires. Constamment réédité, actualisé, il reste l’ouvrage indispensable pour toutes celles et ceux qui s’intéressent de près ou de loin à la question – et à ce qu’en pensent et disent les femmes.
À l’occasion du vingt-cinquième anniversaire de la parution du Rapport en anglais, Shere Hite s’est livrée à une refonte complète de l’ouvrage, y ajoutant de nouvelles interviews, et faisant le point sur la situation de la sexualité des femmes aujourd’hui dans le monde. C’est cette nouvelle édition que la collection « Réponses » offre aujourd’hui au public français.
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Eloge de la masturbation, Philippe Brenot, éd. Zulma, 2002
Quatrième de couverture : Je l'avoue publiquement et comme un acte expiatoire : Oui, je me suis masturbé... et à plusieurs reprises ! Depuis plus de deux siècles sévit l'interdit tacite de la masturbation, qui a permis de légitimer tant de persécutions mais aussi de confessions, celles de Rousseau, de Sade, de Diderot, de Proust, de Gide... Philippe Brenot lève ici le tabou implicite de la masturbation en réhabilitant l'acte le plus intime de notre vie personnelle, mais à la fois le plus naturel, le plus normal, le plus nécessaire à l'épanouissement de la sexualité. Philippe Brenot est psychiatre, anthropologue et enseignant universitaire en sexologie.
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Histoire d'une grande peur, la masturbation, Jean Stengers et Anne Van Neck, éd. Empêcheurs de penser en rond, 1998, Pocket Agora, 2000
La masturbation, au 19e siècle, est regardée comme un vice affreux qui, comme l'écrit Proudhon, "décime la jeunesse". On lui prête des effets sur la santé à ce point néfastes qu'elle apparaît comme une forme d'auto-destruction. "Cette pratique abominable", dit, en 1860, un médecin français, "a mis à mort plus d'individus que ne l'ont fait les plus grandes guerres jointes aux épidémies les plus dépopulatrices". Cette horreur et cette peur pénètrent la société occidentale. Elles ont traversé l'Atlantique. "Les mots", lit-on dans un ouvrage américain de 1870, "sont impuissants à décrire les misères que la masturbation vous inflige durant votre vie entière et jusqu'à votre mort. Ces misères vous suivent et vous rongent sans cesse. Mieux vaut encore mourir sur le champ que de vous polluer".Pour prévenir ou pour guérir le mal, des médecins ou des éducateurs n'hésitent pas à déclarer qu'il faut inspirer aux jeunes gens un véritable sentiment de terreur. Cette histoire n'est donc pas celle seulement des illusions de la médecine, mais aussi des souffrances de la jeunesse. Quelles en sont les racines ? Chose curieuse, elles ne remontent pas très haut : au 18e siècle seulement. On peut donc suivre un cycle complet : la naissance, l'efflorescence et la disparition de la grande peur de la masturbation.
Présentation du volume sur cette page. A noter : le livre en collection de poche est indisponible.
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Un plaisir maudit : Enjeux de la masturbation, Bertrand Ferrier, La Musardine, 1999
Quatrième de couverture : Maudite dans les premières pages de la Bible, honnie par l'église, les médecins, les moralistes puis les psychanalystes, sujet de honte ou de plaisanterie, la masturbation a toujours menacé l'ordre des choses. Dans une démonstration vivante et documentée, l'auteur décrypte avec rigueur et ironie les stratégies développées par toute société dans le but de canaliser les fantasmes de l'individu. Cet essai inconoclaste qui - à travers deux mille ans d'auto-érotisme - convoque des auteurs aussi divers que Dion Chrysostome, Charles Baudelaire, Melanie Klein et Zoé Valdès, bouscule ainsi notre perception de l'échec affectif et de la fatalité amoureuse.
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Le sexe en solitaire : Contributions à l'histoire culturelle de la sexualité, Thomas Laqueur, Gallimard, 2005
Présentation de l'éditeur : D'ouvrages en recherches, patiemment, Thomas Laqueur élabore une histoire culturelle de la sexualité, marquée par la disjonction des représentations sociales et morales d'avec les éventuelles découvertes médicales : le discours sur la sexualité, aussi libre qu'un jeu de l'esprit, ignore l'entrave des faits. Le cas de la masturbation vient à nouveau l'illustrer. 1712 : dans les bas-fonds littéraires de Londres, paraît une brochure anonyme. De l'habituel flot d'écrits pornographiques, rien ne la distingue. Sinon son titre, étrange, interminable, dérivé d'un épisode, mineur et interprété à contre-sens, de la Bible : Onanie ou L'odieux péché de pollution de soi-même, et toutes ses effroyables conséquences, considéré chez les deux sexes, accompagné de conseils spirituels et physiques à tous ceux qui se sont déjà blessés par cette abominable pratique. Comment expliquer que ses thèses connaîtront, en moins d'un siècle, un succès mondial, traduites et relayées dans les principales langues, appuyées par les autorités théologiques de toute confession, promues au rang du mal social extrême sous la plume des plus grandes autorités pédagogiques, médicales, puis psychanalytiques ? Il faut suivre Thomas Laqueur dans sa vaste enquête. Il perce d'abord l'identité de l'auteur, John Marten, chirurgien et charlatan. Il montre ensuite que, des Anciens aux Pères de l'Eglise, le plaisir en solitaire était condamné uniquement parce qu'il ne donne pas lieu à enfantement. Ce sont les Lumières qui font de l'onanisme un problème majeur. C'est l'époque où naît l'économie politique, qui pose que la satisfaction des plaisirs individuels, par le jeu du marché, permet à l'égoïsme forcené de chacun de contribuer au bien-être de tous et d'œuvrer, par sa limitation, à l'émergence de la société. Or, de tous les plaisirs, le solitaire est le seul à ne connaître ni limite ni satisfaction sociale contribuant à l'enrichissement de tous. C'est aussi le temps du Contrat social, de la citoyenneté naissante, du rapport de l'individu à la société par les droits et les devoirs. Or la masturbation isole l'individu de toute socialisation, dans les fantaisies galopantes d'une imagination qui échappe à la logique politique. L'Occident va donc faire de cette pratique une menace majeure pour l'ère de l'individu. Quitte à ce que, lorsque reflue la terreur de l'onanisme, celui-ci devienne chez certains contemporains la forme suprême et revendiquée du plaisir.
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Article de Wikipedia "Masturbation"
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