Ouvre ta chair ; je sais la mort de l’impuissance.
Au bout du bras coulé dans les aines, serpent,
Mon doigt peut t’enfiler tant que ma verge pend
Et soûler ton désir rageur de jouissance.
Le sens-tu, comme il entre avec une chaleur,
Et se promène et te caresse toute rouge
Tandis que ton grand corps se contracte, et que bouge
Le clitoris extasié par la douleur.
II s’enfonce, mon doigt pénétrant, il te perce.
Ton vagin vorace et vallonné qui s’exerce,
Intarissablement liquide autour de lui,
Tête et gargouille, bouche encore puérile,
Et trompe avec mon doigt consolateur l’ennui
De la trêve imposée à la vigueur virile.
La masturbation entre les seins
Mon long priape qui pantelait contre moi
S’érupe et bat, fouetté de sang par une envie
Furieuse de chair humide… Ah ! couche-toi !
Mais clos ton sexe comme une bouche assouvie.
C’est de l’étreinte des mamelles qu’il est fou.
À cheval sur l’arc blanc du torse qui se cambre
J’allonge entre les seins jusqu’aux douceurs du cou,
Entre les caressants et flasques seins, mon membre.
Il disparaît sous les replis exubérants
Que serrent, traversés par des frissons errants,
Les paumes de tes mains aux doigts dressés. Il bouge,
Et le filet s’irrite au sternum, et le gland
Braqué, cingle ta face avec le jet brûlant
Qui pleure de ta joue en flot strié de rouge.
Couturière
Sous la planche de fer ses jambes semblent moudre
Elles se croisent, vont, viennent, en haut, en bas
Et scandent pied à pied, d’un geste faible et las
Le mouvement rythmé de la machine à coudre
Mais les cuisses à nu se frôlent ardemment
Le clitoris s’éveille et s’excite et raidit
C’est encor le désir de baiser qui grandit
La rage d’être jeune et chaude sans amant.
Ô joie ! au frottement la vulve s’exaspère ;
La masturbation clandestine s’opère ;
Dans l’atelier causeur personne n’en sait rien
Et l’étau convulsif des cuisses opprimées
Fait jaillir au hasard dans les jupes fermées
Le pâle écoulement du flot vénérien