|
Vous souhaitez apporter votre témoignage ? Contactez-nous ! courrierCHEZmasturbation-info.fr (remplacez CHEZ par @).
_________________________________________________________________________________________________________________
Tara a répondu récemment à une interview sur la masturbation et a accepté que cette interview soit reproduite ici. Vous pouvez retrouver Tara sur son site www.couplelibert-ain.com (attention, il s'agit d'un site pour adultes)
1. Présentez-vous.
Tara, femme mariée, libertine, exhibe, 33ans, fonctionnaire, 2 enfants.
2. Quel est votre premier souvenir personnel lié à la masturbation ?
j'ai découvert mon premier plaisir en me frottant sur un coussin vers 15 ans.
3. Qu’est-ce que la masturbation vous apporte sur un plan physique ?
Sur un plan psychologique ?
une sensation de bien-être, du plaisir, de la jouissance
4.Vous conduit-elle à l’orgasme habituellement, de temps en temps, rarement, jamais ? Combien de temps vous faut-il ?
J'ai toujours un orgasme , et cela prend quelques minutes.
5.Préférez-vous vous masturber toute seule ou en présence de votre partenaire ?
c'est complètement différent seule ou avec mon mari, et je n'ai pas de préférence particulière.
6. Comment vous masturbez-vous ?
Décrivez-le dans tous les détails ; par exemple, qu’utilisez-vous pour vous stimuler : vos doigts, votre main, un vibromasseur, le draps, etc. ? Quelles sortes de mouvements employez-vous : circulaire, de bas en haut, etc. ? Vous servez-vous de vos deux mains ? Si non, que faites-vous de votre main libre ? Vos jambes sont-elles unies ou écartées ? Où vous touchez-vous ? Vous déshabillez-vous ? Etc.
Je me caresse soit seule dans mon lit en nuisette, soit nue dans mon bain....il m'arrive parfois d'utiliser un vibromasseur ou un gode. Si je n'utilise que mes doigts, je me contente dans ce cas de juste caresser mon clitoris et ma poitrine avec ma main libre. Si j'utilise un jouet ( gode ou vibro ), dans ce cas je combine les caresses du clito avec les va-et-vient du jouet, une main pour mon clito, une autre pour le jouet.
J'aime beaucoup bien écarter mes jambes et si je me caresse devant mon mari, je joue souvent à bien écarter mes lèvres . J'ai l'avantage d'etre à la fois clitoridienne et vaginale...ainsi j'ai facilement des orgasmes...
7. A quelle fréquence Vous masturbez-vous ?
une ou deux fois par mois
8. Votre rapport à la masturbation a-t-il connu des évolutions importantes au cours de votre vie ? Lesquelles et comment cela s’est-il passé ?
Depuis qq annees, je prend beaucoup de plaisir à me caresser pendant que mon mari me pénètre, les sensations sont doubles, le plaisir en me caressant le clitoris et celui de ses va et vient....l'avantage est que cela permet d'avoir des orgasmes simultanés avec lui. Concernant les jouets intimes, j'aime le changement et tous les ans un nouveau jouet apparait dans notre collection...et ils sont de plus en plus gros...
UNE EVOLUTION IMPORTANTE, la dilatation vaginale.. c'est à dire la masturbation avec 4/5 doigts, de très gros godes, voir le fisting
J'aime beaucoup cette sensation de me sentir dilatée, nous achetons meme des godes de plus en plus gros et utilisons aussi un gode gonflable qui permet de faire augmenter le diamètre...j'aodre aussi que mon mari me caresse avec 3/4/5 doigts mais concernant le fisting / fistfucking , je n'ai pas encore essayé mais OUi pourquoi pas, si un jour je suis bien exitée que cela se fait sans douleur..
Peu de gens osent parler de ce sujet même si cette pratique est tout à fait courante, malgré son nom effrayant. En traînant sur certains forums on se rend compte que beaucoup de personnes le pratiquent.
9. Y a-t-il des images, des fantasmes particuliers qui sont récurrents lorsque vous vous masturbez
non
10. un petit mot perso pour conclure !
Lors de séances photo, j'aime provoquer mon mari en me masturbant, il m'arrive aussi de le faire en webcam devant des femmes, des hommes ou des couples.
Osez la masturbation !!!!
____________________________________________________________________________________________________________
Témoignage disponible sur cette page de sexydico. Extrait : "Je n’avais jamais vraiment pratiqué la masturbation avant de rencontrer mon homme. A peine quelques essais qui n’étaient en fait pas très concluants... "
______________________________________________________________________________________________________________________
L'article "Ce que font les filles derrière les portes closes" du site canadien canoe.net propose un grand nombre de courts témoignages féminins. Extrait : Jessica, 21 ans. «Au lieu de m’étendre sur le dos, je préfère m’installer directement sur le ventre. Je glisse alors mes doigts sous mon corps, puis je descends pour entamer le travail! Être ainsi étendue sur le ventre me permet de ressentir de plus fortes sensations de plaisir.»
______________________________________________________________________________________________________________________
Témoignages féminins et masculins provenant du site arteradio : Masturbations, témoignages sur le plaisir solitaire, 10'54'' (à écouter directement sur le site puisque le lecteur exportable ne fonctionne pas). Des hommes et des femmes parlent de la masturbation. Des témoignages doux sans tabou, mais non sans tendresse. Une chose est sûre : ça ne rend pas sourd. Un document qu'on retrouve sur le CD qui accompagne le livre "No Sex Last Year", de David Fontaine, coédité par Les Petits Matins, ARTE éditions et ARTE Radio.
Enregistrements: août 03
Mix: Christophe Rault & Benoît Thuault
Entretiens & réalisation: Frédérique Pressmann
_________________________________________________________________________________________________________________
Textes de Steph : "A propos de la masturbation féminine", sur le webzine de neoplaisir. Différents textes de Chocolat cannelle ayant pour thème la masturbation : "Ongles et stratégie langagière", "Mes orgasmes mode d'emploi", "Je n'aime pas qu'on me réveille", "J'aimerais bien qu'il le fasse". Et enfin, ce témoignage pour le site de la masturbation :
A l'âge de huit ans, je passais des vacances de Pâques chez de la famille. Ma cousine avait alors dix ans, nous partagions la même chambre. Le soir, elle racontait ses fantasmes où, nue, elle serait photographiée par un homme qui la caresserait. Ma cousine, très probablement, se touchait en me racontant son rêve. J'étais plus jeune, ses récits m'empêchaient de dormir. Ma cousine m'embêtait.
Je n'ai découvert la masturbation que bien des années plus tard. Tout a commencé à l'internat quand j'étais en terminale. J'avais donc dix-sept ans. Jusqu'alors, mon corps et ses réactions m'étaient inconnues. Sous la douche, j'ai découvert par hasard que certaines parties de mon corps étaient plus sensibles que d'autres. Je laissais l'eau couler, je ne pouvais pas orienter le jet d'eau comme je le voulais puisque la pomme était fixée en hauteur et je n'avais pas encore l'idée de me caresser.
L'idée est par contre venue peu de temps après, le soir, dans mon lit, chez mes parents. Cela a commencé par une recherche de fraîcheur, j'ôtais drap et couverture, pyjama et slip. Puis j'ai trouvé l'entrée de mon vagin, j'ai commencé à y glisser un doigt. J'ai eu aussi l'idée d'insérer autre chose qu'un doigt. J'ai essayé avec des crayons. Un crayon de papier a donc été mon premier sextoy, en quelque sorte.
Je n'ai découvert mon clitoris qu'un peu plus tard et généralement, je couplais insertion d'un doigt ou deux dans mon vagin, index et majeur, et le frottement de mon clitoris avec mon pouce. La baignoire était le lieu privilégié pour cette découverte. Avec le clitoris, j'ai découvert l'orgasme. Et je ressentais ses effets dans mon vagin, je sentais mes doigts enserrés dans un étau.
Le mot même de masturbation n'avait jamais été prononcé devant moi. C'est un mot que j'ai découvert seule quelques années plus tôt dans un livre sur la sexualité que mes parents cachaient au fond d'un placard, sous une pile d'autres livres. Ce guide sur la sexualité était de conception ancienne, probablement. La masturbation était décrite comme une pratique honteuse et malsaine qui était cause de plusieurs maux. Ce que j'ai lu m'a marquée. J'ai vite cessé de croire aux méfaits physiques de la masturbation. Celle-ci est néanmoins restée dans mon esprit comme une honte, quelque chose d'anormal qu'il ne fallait pas faire. Seulement, mon corps en avait besoin.
Je me masturbais, mais m'en cachais. Il y a donc eu l'étape de la baignoire et ma technique couplée des doigts qui pénètrent et du doigt qui s'occupe du clitoris. C'était une deuxième étape : après une découverte à tâtons, je savais précisément comment faire réagir mon corps. Il y a eu également eu à la même période ma main gauche qui caressait mes mamelons durcis et ma main droite qui s'occupait de mon sexe. Généralement, l'index seul suffisait : je caressais mon clitoris en un mouvement circulaire, m'arrêtait sur un côté ou l'autre le temps de laisser l'excitation redescendre un peu pour ne pas jouir trop vite, pour laisser la chaleur monter juste un peu, me sentir près du basculement où je ne contrôle plus rien mais près seulement, pour pouvoir encore contrôler et profiter de l'instant. Encore à présent, cette technique est une de mes préférées. Je peux glisser un doigt dans mon vagin aussi mais reviens vite vers mon clitoris. Manuellement, c'est avec le clitoris que l'orgasme est le plus simple à obtenir.
Vers dix-neuf/vingt ans, voire un peu au-delà, j'ai mis au point une nouvelle technique. J'avais une chambre indépendante, hors du domicile parental, qui fermait à clef. Je pouvais donc me masturber en journée si j'en avais envie. J'ai donc inventé la méthode des coussins. J'en disposais plusieurs sur mon lit de manière à simuler un corps, les coussins étaient placés un peu à cheval les uns sur les autres pour que je les escalade et les enjambe. Un angle de coussin était orienté vers le bas, de manière à produire une excroissance. De la masturbation où je me suffisais à moi-même (sauf le rapide essai des crayons qui n'a pas été concluant), je passais à la masturbation où l'imagination entrait en branle. J'imaginais un homme. Pas un homme particulier, puisqu'aucun ne m'attirait particulièrement, mais j'imaginais un contact autre. La masturbation n'était plus le fait d'une découverte de mon corps mais était là pour combler un vide. Elle changeait de statut. Le frottement des coussins sur mon clitoris me faisait rapidement jouir, non sans avoir abondamment humidifié l'ensemble de mon dispositif à orgasme. Je n'avais pas encore remarqué ce phénomène de l'écoulement de la cyprine. Du moins, pas à ce point.
Cette façon de me masturber était assez rare. La masturbation était à cette époque passée d'une pratique courante, environ une fois par semaine, à une pratique très occasionnelle. Jusqu'à ce que la sexualité à deux intervienne. Avec elle, la frustration qui en découlait chez moi et le désir de l'autre qui ne me quittait pas, la masturbation a repris une place importante. Je me masturbais plusieurs fois par semaine. La pensée de l'autre occupait mon esprit. Il suffisait de penser à lui, d'imaginer le son de sa voix. La « méthode » employée était à nouveau celle où je me caressais les seins de la main gauche et le clitoris de la main droite. Je le faisais assise le plus souvent.
Quand j'ai eu mon premier appartement, le pièce privilégiée était la salle de bain. Je m'asseyais à même le sol, contre le radiateur froid, dans l'obscurité parce que j'avais besoin de faire abstraction de ce qui m'entourait. J'avais besoin de créer un scénario dans ma tête.
Ensuite, il y a eu la séparation avec cette personne et la rencontre de mon mari. Je ne me masturbais plus. J'avais trouvé une satisfaction physique, la masturbation ne me semblait plus nécessaire. Mais la pratique est tout de même revenue, timidement, honteusement, en cachette, en tout cas pour ce qui est de la masturbation de moi à moi, puisque je masturbais mon partenaire et n'ai jamais cessé cette pratique. En cachette du moins jusqu'à ce que je balaie beaucoup de choses et que nous instaurions un dialogue libre sur la sexualité, entre nous. La masturbation est alors devenue une pratique à part entière. C'est la troisième phase. Je me masturbe devant lui, avec lui, ou seule. Je le masturbe et il me masturbe. Je crée un jeu d'excitation à partir de la masturbation. Que nous utilisions ses mains, les miennes ou des sextoys, la masturbation est devenue une pratique dont je n'ai plus honte, et que j'estime à présent importante.
|